Disparition d’Héléna Cluyou : le corps retrouvé calciné dans une forêt du Finistère est bien celui de l’étudiante

Disparue depuis le 29 janvier, Héléna a été retrouvée sans vie, le corps calciné dans une forêt du Finistère. Le principal suspect, Sylvain L. est décédé jeudi après une deuxième tentative de suicide.

Le corps calciné retrouvé jeudi 9 février à Argol, à l’entrée de la presqu’île de Crozon, dans la forêt, est bien celui d’Héléna Cluyou annonce BFMTV ce samedi 11 février, citant les propos du procureur de la République de Brest Camille Miansoni. Le magistrat a également affirmé que l’autopsie n’avait pas permis de déterminer avec précision les causes du décès. « D’autres analyses seront menées pour essayer de déterminer les causes du décès », a-t-il expliqué. « Ça pourra prendre des semaines », prévient-il.

Un Brestois de 36 ans qui était soupçonné dans cette affaire est mort jeudi après-midi après plusieurs jours de coma, à la suite d’une double tentative de suicide. C’était une « personne socialement et professionnellement insérée », qui « n’était pas dans les radars de la justice », selon le magistrat, qui a évoqué toutefois une procédure ancienne classée sans suite pour harcèlement sexuel en 2017. « À ce jour, l’enquête ne permet pas de déterminer si le suspect et la victime se connaissaient, ni d’établir d’éventuelles complicités », a encore précisé Camille Miansoni.

« Une rencontre entre le suspect et cette victime »

Héléna Cluyou, jeune élève infirmière qui aurait dû fêter ses 21 ans le 1er février, n’avait plus donné signe de vie depuis dimanche 29 janvier, à sa sortie d’une discothèque de Brest. Jeudi 9 février, le suspect, un Brestois de 36 ans, est mort après une double tentative de suicide. Il avait confié à des proches « avoir commis une bêtise » et que « c’était un accident ».

L’identification de la victime et l’autopsie ne « signifient pas la fin des investigations », lesquelles « vont se poursuivre pour déterminer avec le plus de précision possible le scénario qui a conduit à ce décès ». Alors que la trace de la jeune femme se perdait après une dernière image de vidéosurveillance, prise à 06 h 42 du matin, la montrant marchant dans une rue de Brest, « nous savons que ce dimanche aux alentours de 6 h 45 […] a pu s’opérer une rencontre entre le suspect et cette victime », a détaillé le magistrat. « Aucun élément ne permet d’établir qu’ils se connaissaient », a-t-il cependant précisé.

« Il a pu être établi qu’[…] immédiatement après, le suspect s’est déplacé dans le secteur de Locmaria-Plouzané (à l’ouest de Brest, NDLR) et y est resté un certain temps, au moins jusqu’à 9 h 30 environ », a-t-il détaillé.

Quatre litres d’essence achetés
Le jeudi suivant, très tôt le matin, le suspect a pris la route menant à la presqu’île de Crozon et a acheté sur son chemin, vers 06 h 15, « quatre litres d’essence ». Suivant ses déplacements, les autorités ont localisé « un secteur sur lequel se sont concentrées les recherches, en particulier jeudi dernier » qui ont abouti à la macabre découverte.

L’enquête a aussi permis de déterminer que le corps de la victime avait séjourné dans le coffre de la voiture du suspect, véhicule qui a ensuite été retrouvé incendié dans un quartier sensible de Brest. Parmi les zones d’ombre à éclaircir, figurent également l’endroit où le corps a pu être conservé avant d’être brûlé ainsi que les éventuelles violences subies par la victime, a expliqué le magistrat. Selon le procureur, le suspect était une « personne socialement et professionnellement insérée », qui « n’était pas dans les radars de la justice ».

Il a toutefois fait état d’une « procédure ancienne » pour harcèlement sexuel en 2017, dans une autre région. L’enquête avait été classée sans suite faute « d’éléments suffisants pour le mettre en cause ».

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